Participation d’Afghanes à la rédaction d’un article de ROZ dans le cadre du programme psychosocial

Faire participer nos bénéficiaires du programme Psychosocial à des activités journalistiques est un moyen de les faire s’exprimer.

Le 9 Janvier 2012, Wahiba, journaliste de ROZ magazine, et Shakila, conseillère psychosociale Afghanistan Libre, ont proposé à 16 femmes bénéficiaires de notre projet de soutien psychosocial, de leur présenter le métier de Journaliste. Symbole de la libre expression, le journalisme permet de leur montrer qu’elles peuvent aussi communiquer, échanger, et se faire entendre. Leur témoignage paraîtra dans le magazine ROZ distribué en Afghanistan.  Confiantes et heureuses d’avoir cette opportunité, elles ont fait le choix de la thématique qu’elles désirait aborder, et se sont confiées sur la question de « La relation à l’autre, notamment hommes/femmes ».

L’écriture de l’article est une partie de l’approche de prise en charge psychosocial pour ces femmes. Elle leur permet d’avoir accés à des activités épanouissantes qui enrichisse leur quotidien.  Pour la plupart, analphabètes, elles ont enfin la possibilité de retranscrire leurs sentiments sur du papier et d’être lues. Ce processus a permis soulagé certaines de ses femmes qui ont raconté leurs histoires avec beaucoup d’émotion.

Témoignage d’une d’entre elle, Rahima 35 ans.
La mère de Rahima est veuve et très âgée : « Si je me marie, qui prendra soin de ma mère? Mes deux frères ne s’en occupent pas, leurs femmes non plus ne s’occupent pas de notre mère. Elle a besoin de quelqu’un auprès d’elle. J’ai donc refusé toutes les demandes de mariage. Mais j’en souffre, je dois sûrement être la seule femme célibataire au monde et je serai pour toujours célibataire ».

Cette bénéficiaire, comme beaucoup d’entre eux, somatise cette souffrance par des maux de tête et de l’insomnie. Elle dit subir sa situation de femme célibataire dans cette société où le mariage est considéré comme un but en soi dans la vie et n’accepte pas son choix, ni ce qu’il représente dans la société afghane. Grâce à un suivi psychosocial, elle dort mieux et se sent moins en marge de sa communauté.

Grâce au programme psychosocial d’Afghanistan Libre, aujourd’hui, ces femmes se sentent davantage comprises, considérées et prise en charge en tant qu’individus. Ce programme, mixte, montre que les hommes ont aussi un vrai besoin de soutien, le prochain article leur sera d’ailleurs consacré.

NATO Charity Bazaar soutient Afghanistan Libre !

Les besoins de base dans les écoles afghanes sont toujours importants. Bien des établissements scolaires ne bénéficient toujours pas aujourd’hui de matériel tel que chaises, tables et tableaux noirs. Cependant, les élèves s’y rendent, et assistent à même le sol froid, suivent leurs cours. Grâce au soutien de l’organisme NATO Charity Bazaar, Afghanistan Libre va pouvoir combler une partie des besoins en fournitures scolaires des écoles de jeunes filles.
d
En effet, cette organisation organise des événements sociaux tout au long de l’année, afin de récolter des fonds dans le but de soutenir des projets portés par des ONG en Europe et ailleurs. Leur don de 5000 euros contribuera à permettre à ces étudiantes d’étudier dans des conditions dignes et leur donner les moyens d’un enseignement plus qualitatif.
 d
Le système éducatif en Afghanistan est toujours aussi fragile. Lorsqu’on sait que la moitié des 14000 écoles afghanes (source: IRIN) n’ont pas d’infrastructures décentes, la contribution de NATO Charity Bazaar fait une réelle différence et a un impact concret direct, cela ne peut qu’aider à encourager tous les acteurs investis dans ce combat.

d
Encore une fois, un grand Merci à Laurence Wosolsobe pour son aide précieuse et son soutien sans bornes dans les projets d’Afghanistan Libre.


d

Soutien des shuras pour le programme d’aide psychosociale

Chaque semaine nos conseillers psychosociaux reçoivent, en moyenne, 120 bénéficiaires – hommes et femmes confondus. En décembre 24 femmes et 23 hommes se sont présentés pour des séances individuelles d’aide psychosociale – une participation en claire augmentation. La phase thérapeutique de notre projet progresse et dépasse les attentes alors que nous n’agissons pour l’instant que sur quatre sites et que nos actions de sensibilisation à la nécessité d’adresser les questions de santé mentale se poursuivent.

L’acceptation par les autorités locales – les shuras ou « assemblées traditionnelles » – de notre projet nous permet d’avoir un impact plus important sur les bénéficiaires, puisque les shuras nous ont accordé leur confiance et s’impliquent elles-mêmes dans la réussite du programme. A présent, en effet, la totalité des membres des shuras des villages où nous mettons en place les sessions d’aide psychosociale ont reçu une sensibilisation à cette thématique. Les séances d’explication du projet ont été une occasion de dialoguer avec ces membres dont 44 ont également demandé à ce que leurs femmes participent à des sessions de psychoéducation semblables à celles qui ont eu lieu en décembre. L’implication des communautés, dont sont également issus des intervenants sociaux, renforce l’efficacité du programme et est un gage de confidentialité pour les bénéficiaires.

Les membres des shuras ont ainsi exprimé leur volonté de voir le projet s’étendre à plus de villages dans le district de Paghman. Continuer la lecture

Interview de la directrice de l’école de Qabezan.

Zarmina Fiazi, directrice de l’école de Qabezan, à laquelle Afghanistan Libre apporte son soutien depuis près de deux ans, est à la tête de 22 professeurs et 550 élèves. Elle a accepté de répondre à nos questions sur l’accès à l’éducation en Afghanistan et son travail.

 

Pourquoi pensez-vous qu’il soit important de soutenir les écoles de filles en Afghanistan ?

Soutenir les écoles de filles est primordial pour renforcer l’éducation, puisque le peuple afghan a souffert de la guerre et que celle-ci a affecté chaque aspect de leur vie, notamment leur éducation. Notre peuple a besoin de soutien, surtout les filles. Une autre des raisons pour consolider l’éducation féminine est que si nous avons des filles éduquées, nous pourrons avoir des femmes médecins, ingénieurs, avocates, femmes d’affaires ; des femmes connues dans le futur. Appuyer ces écoles est également une possibilité d’aider ces femmes tout au long de leur vie, en leur faisant prendre conscience de leurs droits, afin qu’elles puissent défendre les autres femmes de la violence qui leur est faite. Elles pourront ainsi lutter pour obtenir la pleine reconnaissance de leurs droits.

 

Qu’est-ce que cela signifie pour vous de travailler comme directrice d’école ? Continuer la lecture

Un nouveau rapport qui rappelle que la situation des femmes afghanes reste dramatique.

Publié dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes (25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, – 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme), ce rapport de la mission des Nations Unies en Afghanistan rappelle que la situation des femmes afghanes reste précaire et que leurs droits sont encore loin d’être respectés.

Le rapport analyse la mise en place d’une stratégie de lutte contre la violence envers les femmes, notamment par le biais juridique avec une loi promulguée en 2009 (loi EVAW, Law on the Elimination of Violence against Women). Il constate que malgré celle-ci les pressions que subissent les femmes les contraignent souvent à ne pas exposer leurs plaintes, et si elles les présentent, elles doivent généralement les retirer et à régler leurs problèmes par des médiations dont elles sortent perdantes. Pour en savoir plus, consultez le rapport ici.

 

Cette situation empêche le plus souvent les femmes d’avoir accès à l’espace public. Afghanistan Libre soutient ces femmes au jour le jour, et par ses programmes d’éducation cherche à faire entendre leurs voix.

Le magazine ROZ d’octobre 2011

Le sommaire (en anglais) du magazine ROZ d’octobre 2011, No. 10 (109) (couverture – Dia Mirza, indienne actrice de Bollywood)

Articles en anglais

  • Daikundi schools lack infrastructure.
  • Maiwand Women’s Center creates learning and business opportunities for Afghan women throughout Kandahar province.
  • Afghan children in Iran deprived of education.
  • HRW stresses women’s participation in Bonn event.
  • Married girl hanged to death in Ghor.
  • Afghanistan: working street children are vulnerable to abuse.
  • Afghan women on the sideline at Bonn Conference.
  • Lack of female detention facilities cause social problems.

Articles en dari / pashto

  • Hunger and poverty are major threats for children and their mothers.
  • Woman invited to participate in the Supreme Court Council.
  • Most of the 4.5 million uneducated children of Afghanistan are girls.
  • In Afghanistan, 19% children die before 5 years old.
  • The presence of women in both the Loya Jirga [ndlr: assemblée traditionnelle] and international conferences should not be only symbolic. Continuer la lecture

RFI, Livre International – Il faut davantage soutenir les femmes

Aux côtés de Christophe Paget, écoutez une interview passionnante de Chekeba Hachemi sur RFI, dans l’émission Livre international diffusée le 3 décembre. Elle y explore la situation des femmes dans son pays, notamment dans le contexte d’un retrait des troupes internationales en 2014.  « L’ Afghanistan est un pays où le qu’en dira-t-on est plus important encore que la religion et la culture [...] et, malheureusement, on ne peut pas s’en sortir nous les femmes en Afghanistan sans une vraie implication des hommes« .

Analysant son parcours, elle soutient qu’avoir « mis en place un système éducatif, là c’était un vrai combat, une vraie réussite ».

« Simplement Afghanes » exposée ce week-end

Une sélection de douze clichés de notre projet photographique « Simplement Afghanes » sera exposée durant trois jours ce week-end, du 9 au 11 décembre, lors des Universités de Ni Putes Ni Soumises. Tenues à Dourdan en Essonne, environ 200 représentants d’organisations féministes françaises et belges y seront présentes.

L’occasion de s’imprégner de ces témoignages avant d’autres expositions à Paris, Bruxelles ou Rennes ; et de les découvrir en projections.

 

« Tristesse, désaroi, colère » : les sentiments mélangés de Chekeba Hachemi sur la situation de l’Afghanistan

En fin de semaine dernière, Chekeba a présenté son ouvrage « L’insolente de Kaboul » en Suisse, à Genève.

De passage sur la RSR Radio Suisse Romande, elle rappelle qu’en « Afghanistan, tout se passe sur le terrain. Les décisions doivent être prises là-bas et non dans les grandes capitales« . Elle nous offre une leçon de lucidité sur la situation actuelle du pays, à l’aune du retrait des troupes internationales en 2014. Interrogée sur le sort des femmes afghanes par la Tribune de Genève, Chekeba réplique « on a 27% de femmes au Parlement. C’est bien, mais le problème, c’est que, si on ne les forme pas, cela ne sert à rien ».

En tant qu’invitée culturelle de 12:45 Le Journal sur TSR, le 9 décembre, Chekeba apparaît « plus déterminée que jamais dans son combat pour restaurer les femmes afghanes et leurs familles dans leur dignité ». Chekeba le dit elle-même : « le peuple croit encore en un lendemain meilleur ».

Kaboul de Nerfs – Chekeba dans Libération

 

Le 28 décembre dernier Libération publie un portrait de Chekeba Hachemi.

Cette « Kaboul de nerfs » « s’énerve contre ceux qui, en Occident, se félicitent du départ programmé des troupes étrangères en 2014. « Cette guerre n’a jamais été afghano-afghane. Aujourd’hui les afghans qui le peuvent partent à l’étranger. Ceux qui restent ne savent pas comment ils survivront. Les talibans, eux, reviennent« . Chekeba Hachemi exprime sa frustration », mais continue le combat pour un Afghanistan libre.

Lire la suite ici.

Nouveau ! Découvrez notre portail entreprises. Devenez mécène d’Afghanistan Libre.

PORTAIL ENTREPRISES – MÉCÉNAT

t

Que vous soyez une PME ou une grande entreprise, votre action fera sens à nos côtés.

Agir avec Afghanistan Libre c’est la garantie
d’une action de qualité qui valorise ses partenaires.

t

 Pour en savoir plus consultez cette page !

t

Chez Afghanistan Libre nous sommes convaincus que les partenariats dynamiques avec le secteur privé sont essentiels pour apporter ensemble une solution aux défis que vivent chaque jour les femmes afghanes. L’implication de tous les acteurs économiques et la diversité des compétences qu’ils nous apportent nous permet d‘agir efficacement auprès des bénéficiaires de nos projets. S’engager avec Afghanistan Libre c’est faire de son expérience de partenariat un vecteur de changement pour restaurer la dignité des femmes afghanes et de leurs familles.

Simplement Afghanes – Projet d’expression photographique

Simplement Afghanes:

Expressions photographiques de femmes afghanes

 

Le constat décrit par la population afghane et la communauté humanitaire est sans appel : la condition de la femme afghane est l’une des plus difficiles au monde.

Mais qui sont ces femmes afghanes ? Que désirent-elles ? Quelle est leur vision du monde ?

Pour un aperçu.

Continuer la lecture

Page 1 sur 2612345...1020...Dernière »