Depuis mars 2002, Afghanistan Libre a ouvert un centre de formation à Kaboul, pour des étudiants de tous âges, et plus particulièrement des jeunes filles et des femmes sans emploi.

Le projet, ses objectifs, et ses bénéficiaires :

Offrir aux afghans, et plus particulièrement aux femmes, une formation professionnelle en langues étrangères, en bureautique/informatique, et des séminaires d’initiation à la recherche d’emploi, ceci afin d’augmenter leurs compétences pour intégrer le système économique et administratif de leur pays en reconstruction – fortement demandeur en personnel qualifié.

Ce programme connaît un énorme succès, et des élèves, garçons et filles entre 12 et 20 ans, fréquentent ces cours.

Nous opérons avec un budget restreint, financé à 100% sur les fonds propres de l’association en 2002, et depuis 2003, avec l’aide financière de Solidarité Laique. En 2004, Solidarité Laique a contribué à hauteur de 50% dans le cadre du PROCEAF (Programme Concerté d’Education pour l’Afghanistan).

Ce que nous avons réalisé : Etudiants, professeurs – tous sont formés ! et évalués…

Répartis sur 4 groupes de niveaux, les étudiants suivent une formation de six ou douze mois, en fonction de leur choix et des conseils de l’équipe pédagogique.

En 2003 et 2004, nous avons organisé des missions d’évaluation des méthodes d’enseignement des langues étrangères, menées par des professeurs retraités, dans le cadre d’un partenariat avec le GREF. Ces missions ont permis aux professeurs de revoir les outils et les méthodes pédagogiques utilisées.

Etat des lieux et perspectives

Kaboul offre aujourd’hui de très nombreux lieux avec des cours similaires aux nôtres, mais ils sont le fait d’initiatives privées que nous nous devons d’encourager. Or, nos cours gratuits peuvent être un frein à ce genre d’initiative, en leur opposant une concurrence déloyale, ce qui n’est évidemment pas notre mission.

Parallèlement, le pays manque cruellement de main-d’oeuvre qualifiée qui puisse occuper les postes vacants actuels ou à venir des petites entreprises, des ministères, des institutions publiques ou privés, etc. Or, il n’existe pas aujourd’hui à Kaboul de formations capable de générer de très bonnes compétences professionnelles. Les femmes éprouvent de grande difficulté à se former et celles qui se présentent sur le marché du travail sont considérées incompétentes.

Face à ce constat, nous avons décidé de fermer le Centre dans sa forme actuelle ; dès que les financements le permettront, nous ouvrirons un Institut de Formation Professionnelle qui offrira une formation intensive en 2 ans, aux métiers administratifs et de gestion, à des femmes afghanes, afin qu’elles puissent intégrer le système économique et administratif de leur pays.


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