Bibi Shirin, un hommage au lycée Malalaï
Au sein du village d’Hannaba, elle encourage les femmes à venir aux cours, elle s’occupe des enfants, elle parle de leur éducation et du Coran. Depuis peu, elle commence à apprendre l’anglais.
A la demande de Nadera, responsable du programme de suivi de la scolarité, Afghanistan libre lui a rendu hommage lors d’un « thé » réunissant les mères des élèves du lycée Malalai. En réponse à cet hommage, malgré la gêne et sa timidité, Bibi Shirin parle de l’importance de l’éducation pour être quelqu’un. « Si tu connais une langue » dira-t-elle « tu es une personne. Alors si tu apprends plusieurs langues, tu peux devenir plusieurs personnes ».
Cette vision simple de l’éducation est très encourageante, Bibi Shirin est un exemple pour les autres femmes, un succès pour Afghanistan libre. Il n’y a pas encore de cours d’anglais au lycée Malalai mais nous lui avons promis un manuel d’anglais pour satisfaire sa soif de connaissances.
Cinéma : L’ étoile du soldat de Christophe de Ponfilly
« L’étoile du soldat » raconte l’histoire vécue d’un jeune musicien russe Nikolaï parachuté en Afghanistan au temps de la résistance anti-soviétique. Enlevé par un groupe de Moudjahidin, il finit par basculer dans leur camp.
Après avoir réalisé de nombreux documentaires sur la question afghane (Massoud l’Afghan, 1998), Christophe de Ponfilly a choisi la fiction pour narrer cette période de l’histoire : « C’est bien sûr très différent, mais c’est tout autant passionnant. [...] seule la fiction pouvait permettre de reconstituer des moments de l’histoire passée. De raconter quelques événements à travers ce que je considère être un point aveugle de notre histoire contemporaine : la période soviéto-afghane des années 1980 » . Continuer la lecture
Chekeba Hachemi, invitée de la Ville de Rennes, 6 mars 2006
Thème de la conférence : « Quatre ans après la chute des talibans, le point sur la participation des femmes à la vie publique et sur l’évolution de leurs droits ».
Tout au long de cette journée, Chekeba a su faire preuve d’optimisme quand à l’avenir du pays tout en gardant à l’esprit les difficultés de la reconstruction encore trop nombreuses aujourd’hui.
« La vie est dure pour tout le monde. Il manque encore tant de choses en infrastructures, sur le terrain agricole, en approvisionnement en eau et électricité, en assainissement… Quand tout cela s’améliorera, cela aura des conséquences aussi sur les conditions des femmes, sur l’éducation, sans oublier la sécurité. » dira-t-elle au journaliste de Ouest-France. Elle continue : « Si on n’est pas optimiste, on ne reste pas en Afghanistan. C’est ce que je trouve incroyable chez les Afghans, ils sortent de 25 ans de guerre et vous parlent d’avenir. » Continuer la lecture
Bande dessinée : Le Photographe Tome 3
Le Photographe, Tome 3. Éditeur : Dupuis SA (25 janvier 2006), Coll. Aire libre, ISBN : 2800135441
Mélange de bandes dessinées et de photographies prises en Afghanistan dans un contexte difficile, « Le Photographe » illustre le voyage de Didier Lefèvre au coeur d’un pays en proie à l’invasion russe, dans le cadre d’une mission humanitaire.
Alors que les deux premiers albums nous révélaient les difficiles conditions de la mission de MSF en Afghanistan, les dangers de la guerre aux alentours et le courage de ces médecins face à l’adversité. Dans ce troisième tome, la mission humanitaire touche à sa fin. Le Photographe nous décrit alors son retour périlleux et solitaire de l’Afghanistan vers la France via le Pakistan. Continuer la lecture
Livre : Pour l’amour de Massoud
Un témoignage exceptionnel : Massoud raconté par sa femme
Massoud. Ce nom évoque la figure d’un héros, d’un homme qui résiste dans des montagnes avec des moyens dérisoires contre l’Union Soviétique. D’un homme énigmatique, aussi. On a beaucoup parlé de lui, on n’a jamais entendu ses proches.
Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme qu’il a aimée, qu’il a épousée dans le plus grand secret, avec qui il a eu six enfants. Elle parle pour la première fois.
Elle a 17 ans quand elle l’épouse, lui 34. Il l’appelle « Pari », « Ange ». Massoud l’a choisie parce qu’elle est une enfant de la guerre, et qu’elle saura vivre sa vie de résistance. Pari avait huit ans quand les Soviétiques ont envahi l’Afghanistan, et depuis, n’a connu que la fuite, la peur et les bombardements, d’autant que son père très vite s’est engagé auprès de Massoud. Contre les Russes, puis contre les talibans. Pendant des années et des années, tout un peuple a vécu terré dans des grottes.
Dans ce cadre d’héroïsme permanent qu’est la guerre contre plus fort que soi, voici le récit d’une femme amoureuse, fascinée et parfois même dépassée par la stature de cet homme devenu son mari.
C’est aussi le témoignage d’une femme musulmane élevée dans une famille traditionnelle qui peu à peu va s’ouvrir à la liberté et la modernité.
Au fil de ce récit à la fois simple et bouleversant, Pari nous raconte leur quotidien d’espérance et de combat. Peu à peu pourtant, la tension se noue autour de Massoud, et la peur monte dans leur vie quotidienne, sans qu’ils y cèdent jamais, jusqu’à son assassinat, le 9 septembre 2001, qui a été le signe précurseur et le déclencheur des attentats du World Trade Center.
Ce récit a été recueilli par Marie-Françoise Colombani, journaliste au magazine ELLE et Chékéba Hachemi, présidente de l’ONG Afghanistan Libre, Première Secrétaire de l’ambassade d’Afghanistan auprès de l’Union européenne, toutes deux amies de Sediqa Massoud. C’est Massoud lui-même qui leur a fait rencontrer sa femme.
Vous pouvez soutenir l’association Afghanistan libre en achetant le livre par correspondance !




Tout savoir sur notre projet d'expression photographique
Voir un aperçu
Le mensuel féminin écrit par des Afghanes pour les Afghanes
Reportage sur ROZ, ses journalistes et le journal scolaire des élèves de Malalaï, par Joan Roels
"Donner l'éducation c'est à dire donner de l'espoir"


