Christophe

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Interview d’Afghanistan Libre pour le moteur de recherche solidaire Veosearch

1. Quels sont les objectifs de votre association ?

L’association, créée en 1996 par Chékéba Hachémi, a pour objectif d’œuvrer à la reconstruction sociale et économique de l’Afghanistan en partenariat avec les acteurs locaux, en favorisant particulièrement l’éducation des filles. L’association Afghanistan Libre met ainsi tout en œuvre pour participer au développement de l’éducation des jeunes Afghanes et à l’émancipation des femmes. L’association a principalement axé ses actions sur des campagnes d’information et de lobbying à fort impact, avec le soutien d’agences de publicité, de production et d’entreprises, grâce à une forte mobilisation de son équipe de bénévoles.  Continuer la lecture

Soutien à l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans la vallée du Panshir

Nous prévoyons l’acquisition de 3 bus d’une capacité de 18 places chacun qui  transporteront  50 enseignantes de leurs villages à leurs centres de formation quotidiennement.

Cet accompagnement à la formation permettra aux professeures de poursuivre leurs formations pendant 2 ans jusqu’à  bac +2 qui est le minimum théorique requis par le ministère Afghan de l’éducation pour exercer le métier d’enseignant.

Ce projet permettra aux élèves des lycées concernés d’assister à des cours de meilleurs qualités.

Le Magazine ROZ fête ses 7 ans

Grâce à votre soutien aujourd’hui ROZ est devenu l’un des magazines les plus populaires d’Afghanistan, et surtout le seul magazine féminin publié sans interruption depuis sa parution en 2002, grâce à ses partenaires en France.

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ROZ est publié dans les deux langues nationales afghanes : le Dari et la Pashtou, ce qui le rend accessible à l’ensemble de la population afghane. ROZ est distribué dans une grande partie du pays 14 provinces: Mazar, Jalalabad, Kandahar, Herat, Ghazni, Bamyan, Khost, Paktya, Pul-e-Khumri, Peshawar (Pakistan) et dans les autres.

Nos objectifs :

  • Promotion de la liberté de la presse en Afghanistan
  • Défense des droits fondamentaux de la femme au sein de la société afghane
  • Assurer le développement d’une source libre et indépendante d’informations fiables et de qualité destinées aux femmes et au plus large public d’Afghanistan, accessible aux populations rurales comme urbaines

    Les principaux sujets traités en 2008 étaient sur la violence contre les femmes et les difficultés économiques qu’elles rencontrent au quotidien dans tous les secteurs d’activités et dans les différentes provinces ont été très appréciés. Continuer la lecture

    Présence de Ckékéba Hachemi à la table ronde organisée par La Fondation Elle

    Table ronde animée par Marie-Françoise Colombani (ELLE) entourée par Chekeba Hachemi (Afghanistan Libre), Natalia Baleato (Baby-Loup) et Véronique Morali (FORCE Femmes)L’association Afghanistan libre a été conviée le mardi 17 mars 2009 au siège de la fondation Elle. Cette table ronde était animée par Marie Colombani (Elle), entourée des responsables des associations soutenues par la fondation Elle: Chékéba Hachémi (Afghanistan-Libre), Natalia Baleato (Baby-Loup) et Véronique Morali (Force Femmes).

    Chékéba Hachémi a démontré que le soutien apporté par la fondation Elle à notre association est essentiel. Sans celui-ci, le projet ROZ, actuellement seul journal féminin mensuel en Afghanistan, ne pourrait exister.

    Interview de la Présidente d’Afghanistan Libre Chékéba Hachémi pour La Fondation Elle

    La Fondation ELLE est engagée au côté d’Afghanistan Libre depuis plus de 6 ans. Aujourd’hui, la Fondation ELLE prolonge ce partenariat en soutenant ROZ, seul magazine féminin qui paraît régulièrement en Afghanistan depuis la chute des Talibans.

    En 2007, la fondation Renault, en partenariat avec la fondation ELLE et le Women’s Forum, a remis le prix Women for Education à Afghanistan Libre.

    Chékéba Hachemi, présidente de l’association,  raconte son parcours et la réalité du terrain un an après.

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    Vous avez fondé l’association Afghanistan Libre en 1996. Quelles étaient alors vos ambitions ?

    J’avais 10 ans lorsque j’ai quitté l’Afghanistan envahi par les Soviétiques pour passer au Pakistan. En marchant pendant deux semaines dans les montagnes, séparée de ma mère, j’ai découvert les villages bombardés, la misère de leurs habitants. Le sentiment d’injustice que j’ai éprouvé alors ne m’a plus jamais quitté. Arrivée en France comme réfugiée politique, où j’ai fait toute ma scolarité, je n’ai jamais perdu de vue qu’il me faudrait un jour retourner en Afghanistan pour aider mon pays. C’est dans cette perspective que j’ai fondé Afghanistan Libre en 1996 avec un groupe d’amis français et afghans.

    Quels types de programmes l’ONG Afghanistan Libre finance-t-elle ?

    Dans chaque école ou lycée pour filles que nous finançons, nous ouvrons aussi un centre d’éducation à la santé pour les élèves et leurs mères, un atelier générant des revenus pour les femmes de la région et une crèche pour les enfants des enseignantes. Afghanistan Libre apporte ainsi sa pierre à l’édifice, non seulement de l’alphabétisation dans un pays où 95% des femmes sont analphabètes, mais aussi de la réduction des taux de mortalité infantile et à l’accouchement, qui comptent parmi les plus élevés au monde.

    Pouvez-vous citer quelques exemples de projets réalisés grâce au prix Women for Education 2007 ?

    Les subventions de ce prix nous ont permis, pour une année, de scolariser plus de 5 000 jeunes filles dans trois écoles de trois provinces différentes. Cette dotation financière s’est également concrétisée par l’attribution de bourses universitaires, accordées aux bachelières de notre première promotion, une douzaine de jeunes filles destinées à devenir en deux à trois ans les futures institutrices de leur village. Elle nous a aussi donné la possibilité, entre autres actions utiles, d’assurer le fonctionnement de nos centres d’éducation à la santé.

    Quelles sont aujourd’hui les perspectives d’Afghanistan libre ?

    Elles dépendent totalement des fonds que nous parvenons à collecter. De ce point de vue, les aides que nous recevons sont malheureusement trop ponctuelles pour que nous puissions poursuivre nos actions sans craindre de voir disparaître ce que nous avons bâti.

    Que se passera-t-il en 2009 si nous ne trouvons pas les 40 000 euros qui nous manquent aujourd’hui pour boucler notre budget ? Dans la vie d’une association comme Afghanistan Libre, la lutte pour la recherche de financements est un combat quotidien.

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