Nos éducatrices de santé se familiarisent avec les soins de santé pour femmes enceintes ou jeunes mamans
Durant deux journées, les trois éducatrices de nos Centres d’Éducation à la santé des écoles de Khoja Lakan, Azrat Osman et Malalaï, et deux sages-femmes de Terre des Hommes ont partagé leurs expériences et échangé sur les questions de planning familial et de santé pour les femmes enceintes ou jeunes mamans.
Ensemble, éducatrices et sages-femmes ont rendu visite à plus d’une vingtaine de mères ou de femmes enceintes afin de voir quel impact direct elles pourraient avoir dans ce type de besoins. Elles y ont conduit des séances pratiques où les éducatrices de santé ont ainsi pu se familiariser avec les soins préconisés en période de grossesse et après l’accouchement pour la mère ; tout comme les soins dont a besoin le nouveau-né dans ses premiers mois de vie, notamment en termes d’allaitement, de nutrition et de vaccination.
Le rôle des éducatrices de santé est d’assister les femmes durant leur grossesse et de leur apprendre les gestes quotidiens à avoir pour protéger leur santé et celle du nouveau-né. Elles sont source de conseils pour ces futures mères et les sensibilisent à se rendre dans une clinique lors d’un problème éventuel qu’elles peuvent essayer de diagnostiquer (tension basse, anémie…) et pour lesquels elles les redirigent vers des cliniques.
Leur travail est complémentaire de celui des sages-femmes, non à un niveau médical, mais au niveau sensibilisation des femmes enceintes. Pour cette raison les deux jours d’échange ont été très prolifiques pour ces trois éducatrices, désormais à même d’évoquer les problèmes des futures mères et jeunes mamans et de les inciter à aller en Centre de Santé. Ce type de partage se répétera dans le futur.
Interview de la directrice de l’école de Qabezan.
Zarmina Fiazi, directrice de l’école de Qabezan, à laquelle Afghanistan Libre apporte son soutien depuis près de deux ans, est à la tête de 22 professeurs et 550 élèves. Elle a accepté de répondre à nos questions sur l’accès à l’éducation en Afghanistan et son travail.
Pourquoi pensez-vous qu’il soit important de soutenir les écoles de filles en Afghanistan ?
Soutenir les écoles de filles est primordial pour renforcer l’éducation, puisque le peuple afghan a souffert de la guerre et que celle-ci a affecté chaque aspect de leur vie, notamment leur éducation. Notre peuple a besoin de soutien, surtout les filles. Une autre des raisons pour consolider l’éducation féminine est que si nous avons des filles éduquées, nous pourrons avoir des femmes médecins, ingénieurs, avocates, femmes d’affaires ; des femmes connues dans le futur. Appuyer ces écoles est également une possibilité d’aider ces femmes tout au long de leur vie, en leur faisant prendre conscience de leurs droits, afin qu’elles puissent défendre les autres femmes de la violence qui leur est faite. Elles pourront ainsi lutter pour obtenir la pleine reconnaissance de leurs droits.
Qu’est-ce que cela signifie pour vous de travailler comme directrice d’école ? Continuer la lecture
Un nouveau rapport qui rappelle que la situation des femmes afghanes reste dramatique.



Publié dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes (25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, – 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme), ce rapport de la mission des Nations Unies en Afghanistan rappelle que la situation des femmes afghanes reste précaire et que leurs droits sont encore loin d’être respectés.
Le rapport analyse la mise en place d’une stratégie de lutte contre la violence envers les femmes, notamment par le biais juridique avec une loi promulguée en 2009 (loi EVAW, Law on the Elimination of Violence against Women). Il constate que malgré celle-ci les pressions que subissent les femmes les contraignent souvent à ne pas exposer leurs plaintes, et si elles les présentent, elles doivent généralement les retirer et à régler leurs problèmes par des médiations dont elles sortent perdantes. Pour en savoir plus, consultez le rapport ici.
Cette situation empêche le plus souvent les femmes d’avoir accès à l’espace public. Afghanistan Libre soutient ces femmes au jour le jour, et par ses programmes d’éducation cherche à faire entendre leurs voix.
L’importance de prendre en compte la santé mentale
Les troubles psychosociaux sont une conséquence des décennies de guerre ayant touché l’Afghanistan et de l’insécurité régnante. Ils touchent la majorité du peuple afghan, bien que les femmes et les enfants soient le plus vulnérables à ces chocs – rappelle un récent rapport d’ACBAR dans une partie consacrée à la santé mentale (Health and Education in Afghanistan, 10 years after). Pourtant la majorité des services de soins ne traitent pas suffisamment ces traumatismes, qui peuvent aussi être liés à des handicaps ou des invalidités.
Le projet d’Afghanistan Libre d’assistance psycho-sociale, par des traitements thérapeutiques adaptés, cherche, au contraire, à soulager la souffrance des femmes et des communautés en prise avec ces difficultés. Difficultés qui se traduisent par des troubles de la concentration, des dépressions, de l’anxiété, des insomnies, voire une marginalisation sociale.
Reconnaître qu’il existe des troubles psychosociaux c’est admettre qu’ils peuvent avoir un effet sur la vie quotidienne, et particulièrement dans le cas des études où la faculté d’étudier est entravée par la peur ou l’anxiété. Prendre en compte la santé mentale et ne pas la négliger c’est donner une chance supplémentaire au développement.
Formation de nos instructrices de crèches aux méthodes de développement de la petite enfance
Un séminaire de formation d’une semaine, incluant exercices pratiques et auto-évaluation, a été organisé et conduit par Abida, notre chef de projets, sur le thème du développement de la petite enfance et de la relation adulte-enfant comme partenaires dans le processus éducatif.
Ce concept développé notamment par l’UNICEF stipule que cette période (jusqu’à l’âge de 4 ans environ) est cruciale dans la formation de l’enfant et qu’elle requiert un environnement favorable pour donner à cet enfant les meilleures chances de développer tout son potentiel. Les crèches scolaires sont ainsi un des premiers lieux où l’enfant peut grandir et apprendre, et c’est pourquoi elles sont une pierre angulaire de notre action.
Les instructrices de trois crèches scolaires de la région de Paghman ont pu bénéficier de ce séminaire pour accroître leurs compétences et rendre les enfants plus réceptifs à leur enseignement. Elles venaient de la crèche de Hazrat Usman, mais également de la crèche que nous soutenons à Pushta, et de l’école d’Abdulah Bin Umer, que nous avons convié pour cette formation particulière, afin de permettre un partage de ces méthodes éducatives dédiées au bien-être de l’enfant. En effet, les instructrices sont des modèles pour les enfants, et leur confiance en elles-mêmes a des impacts positifs sur leur relation à l’enfant. Continuer la lecture





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Le mensuel féminin écrit par des Afghanes pour les Afghanes
Reportage sur ROZ, ses journalistes et le journal scolaire des élèves de Malalaï, par Joan Roels
"Donner l'éducation c'est à dire donner de l'espoir"


